Préparer son départ en mission: les conseils d’Echo Solidaire !

Dans cet article, Echo Solidaire vous propose ses conseils pour préparer son départ en mission de solidarité internationale dans un pays à bas revenus. Comment se préparer? Quels sont les vaccins à faire? Comment se protéger des maladies tropicales?  Voici nos conseils !

Prêt pour le départ

Ça y est, vous avez pris la décision de partir en mission de solidarité internationale. Une nouvelle aventure commence, félicitations ! Afin que votre mission se déroule dans les meilleures conditions, il est important de bien vous préparer. Echo Solidaire vous donne quelques suggestions avant votre départ.

Notre premier conseil, c’est de prendre le temps nécessaire pour vous préparer. Pas de précipitations : les jours avant votre départ, il faudra trouver les affaires adaptés, acheter vos médicaments, régler les détails administratifs (visa, autorisations…). Cela différera évidemment en fonction de si vous partez de manière autonome, ou avec un Organisme de Solidarité Internationale. Ce devrait doit théoriquement vous aider dans toutes ces démarches. Quatre semaines nous semblent cependant être un minimum pour bien vous préparer. Pensez aussi à vérifier la validité de votre passeport car de nombreux pays demandent un délais supplémentaire de plusieurs après la date de validité, pour pouvoir rester sur le territoire.

Un autre bon réflexe à prendre, est de faire un bilan de santé auprès des centres de médecine tropicale et du voyage. Attention car un délais d’attente de plusieurs semaines peut être nécessaire avant d’obtenir un rendez-vous.

Ces centres de consultation vont vous donner tous les renseignements nécessaires et spécifiques en lien avec la zone géographique où se déroulera votre mission et la durée de votre séjour : vaccination, traitements préventifs, risques épidémiologiques… le check-up sera complet. Là encore, certains vaccins ou traitements peuvent prendre plus d’une semaine avant d’être efficaces. Mieux vaut donc anticiper.
N’hésitez pas non plus à contacter l’OSI avec qui vous allez partir, ils ont souvent une personne en charge de la santé de son staff.

Les vaccins, une protection indispensable

Selon le pays où vous résidez, il est fort probable que vous ayez déjà plusieurs vaccinations issues du programme obligatoire national de votre pays. Les vaccins de routine des programmes nationaux sont en général : diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, Hib (Haemophilus influenzae B), ROR (rougeole, oreillons, rubéole) et hépatite B.
Avant votre départ, il est important de vous assurer auprès de votre médecin traitant, que vous êtes bien à jour de tous ces vaccins de routine. Si dans nos régions certaines de ces maladies semblent venues d’une époque lointaine, la réalité est toute autre. Tétanos, poliomyélite, rougeole… ces pathologies et leurs conséquences sur la santé sont encore très courantes dans les pays à bas revenus.

En complément de votre vaccination de routine, d’autres vaccins plus spécifiques aux régions tropicales où vous vous rendrez sont à prendre en compte avant votre départ :

  • Fièvre jaune : dans la plupart des pays africains où la fièvre jaune est présente, la vaccination est obligatoire. Un contrôle sera même effectué à la douane. La vaccination sera inscrite dans un certificat international de couleur jaune, portez-le avec vous aussi dans l’avion.
  • Méningite : certains pays exigent un certificat contre la méningite quadrivalente (4 types différents).
  • Fièvre typhoïde : le vaccin existe sous forme d’injection (efficacité de 3 ans) ou de comprimé (efficacité d’1 an). Le vaccin n’est pas obligatoire mais reste fortement une suggéré.
  • Rage : le vaccin n’est pas obligatoire. Si vous ne souhaitez pas le faire, assurez-vous d’accéder facilement et rapidement aux vaccins et aux immunoglobulines dans la zone de votre séjour. Ils seront indispensables en cas de morsure d’un animal.

Paludisme, comment se protéger ?

Le paludisme, aussi appelé malaria, est une maladie transmise par les moustiques et présente dans la majorité des pays à bas revenus. Il ne faut donc pas sous-estimer cette maladie qui tue chaque année près d’un demi million de personnes à travers le monde. Afin de prévenir le paludisme et la transmission inter-humaine du parasite responsable de la maladie (plasmodium), le premier axe de protection est la prophylaxie médicamenteuse. Trois types de traitements anti-paludéens préventifs :

MéfloquineDoxycyclineAtovaquone-proguanil
Posologie1 comprimé par semaine

A prendre 8 jours avant d’arriver en zone endémique
Continuer 1 mois après le retour

1 comprimé par jour
A prendre un jour avant d’arriver en zone endémique
Continuer 1 mois après le retour
1 comprimé par jour
A prendre un jour avant d’arriver en zone endémique
Continuer 7 jours après le retour
Effets indésirableRêves anormaux, insomnies, nausées, diarrhées, prurit, maux de tête, anxiété, troubles dépressifsPhotosensibilité (se protéger du soleil), maux de tête, symptômes. Contre indiqué si grossesseNausées, maux de ventre, maux de tête, augmentation perte des cheveux, prurit, troubles psychiatriques

Même s’il est recommandé de prendre ses traitements tout au long de votre séjour, il n’est pas toujours aisé de le prendre quotidiennement, surtout au cours de missions longues. Discutez-en avec votre référent santé.

Outre la protection médicamenteuse, d’autres moyens existent pour se protéger des moustiques. Les protections physiques et chimiques sont vivement recommandées lors de votre séjour :

  • Dormez sous une moustiquaire (possiblement imprégnée d’anti-moustique) toutes les nuits.
  • Utilisez des sprays anti-moustique pour la peau et/ou pour les vêtements
  • Utilisez dans la mesure du possible des vêtements longs (pantalons et t-shirts à manches longues).
  • La citronnelle (en bougie, spray…) est aussi excellente pour éloigner les moustiques

C’est l’association de ces trois types de protections – médicamenteuse, physique et chimique – qui vous permettra de garantir une protection optimale contre le paludisme, mais aussi contre les nombreuses autres maladies tropicales véhiculées par les moustiques.

Bien dans son corps, bien dans sa tête

Partir en mission de solidarité internationale nous confronte à des changements radicaux et souvent inattendus, loin de nos repères, de nos familles, de nos amis. Une expérience enrichissante que chacun vivra à sa manière, mais qui demandera des grandes capacités d’adaptation. Travail surchargé, changement de climat, changement de nourriture, choc culturel, souffrance des bénéficiaires, isolement social, zone de conflit… Les risques de stress, d’épuisement, de burnout et de stress post-traumatique sont des réalités à prendre en compte. Ainsi, avant votre départ si vous êtes déjà dans une situation de fragilité ou de fatigue psychologique, réfléchissez bien si ce départ vers l’inconnu est réellement le meilleur choix pour vous. Soyez conscient des difficultés et préparez-vous à l’avance : être en bonne forme physique mais aussi mentale, est une des clé indispensable pour le bon déroulement de votre mission et affronter les nombreuses difficultés que vous rencontrerez.

Avant votre départ, assurez-vous de prendre ce qu’il faut pour vous détendre une fois en mission : matériel sportif (le tapis de yoga et la corde à sauter sont un must chez les expatriés !), jeux de table, film et des livres.

De Lisa Merzaghi

Lisa Merzaghi
Infirmière puéricultrice spécialisée en médecine tropicale et aide humanitaire

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