3 idées reçues sur la Solidarité Internationale

Comme pour tout domaine, le monde de la solidarité internationale n’est pas épargné par les idées reçues et bon nombre d’entre elles ont des effets néfastes. Pour vous aider à déceler le vrai du faux, Echo Solidaire reprend 3 idées reçues assez répandues afin d’y apporter plus d’éclaircissement.

1- Tout le monde peut s’engager

Voilà l’idée reçue la plus répandue et l’une des plus désastreuses ! De nombreuses personnes pensent que tout le monde peut s’engager et qu’il suffit simplement d’être animé par une envie d’aider et de changer les choses. Cela est faux. Le monde de la solidarité internationale est composé de travailleurs et travailleuses humanitaires formés et expérimentés dans de nombreux domaines d’intervention : santé, nutrition, éducation, logistique etc. Il est donc logique que ce soit ces personnes qui interviennent pour accompagner le développement local.

Malheureusement, certains organismes tirent profit de cette idée pour vendre des séjours humanitaires à des personnes en recherche de renouveau et de quête de soi. C’est ce qu’on appelle le volontourisme et cela fait des ravages.

Sachez que malgré toutes les bonnes volontés du monde, on ne peut pas s’improviser acteur ou actrice de la solidarité internationale. Si toutefois vous ressentez l’envie de vous engager et de poursuivre une carrière professionnelle dans ce domaine, vous pouvez opter pour une formation aux métiers de l’humanitaire et de la solidarité internationale. 

2- La solidarité internationale c’est intervenir tout le temps

La solidarité internationale a pour objectif de favoriser le développement des sociétés du Sud sur le long terme en tentant d’effacer, ou de limiter, toutes injustices sociales. Cela passe par des actions de croissance et d’autonomisation. On est donc bien loin des interventions d’urgence qui sont propres à des situations de crise (conflits armés, catastrophes naturelles etc.). Pour comprendre davantage la différence entre les actions de développement et d’urgence, retrouvez notre publication à ce sujet.

3- Il faut absolument aller sur le terrain

Finissons-en avec cette pensée qui veut que pour participer à des projets de solidarité internationale, il faut absolument se rendre sur le terrain. Il est tout à fait possible de s’engager pour une cause sans se rendre à des milliers de km de chez soi. Comme vu un peu plus haut, être acteur de la solidarité internationale nécessite des compétences et de l’expérience et vous ne pouvez pas intervenir sur le terrain sans celles-ci.  Vous pouvez toutefois vous engager autrement et réaliser des actions à votre échelle comme opter pour un moteur de recherche solidaire ou s’engager en tant que bénévole auprès d’une cause qui vous tient à cœur. Vous pouvez également mettre vos compétences au service de la solidarité internationale en intégrant l’équipe d’Echo Solidaire !

Il existe d’autres idées reçues qui perdurent et qui sont à déconstruire. Pour y parvenir, de nombreuses associations et ONGs s’efforcent d’éduquer et de sensibiliser le grand public aux valeurs de la solidarité internationale.

Image: Pixabay

De Asma Rassouad

Asma Rassouad, consultante en solidarité internationale.

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Les organismes de formation

Notre sélection d'organismes francophones proposant des formations aux métiers de l'humanitaire et de la solidarité internationale.

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